Photo: Le podium des Jeux Olympiques avec de gauche à droite Rebellin, Sanchez et Cancellara...
Grands favoris au départ de cette course olympique 2008, l'équipe d'Espagne et son homologue italienne ont parfaitement répondu présent. Sur le début de parcours relativement plat, ce sont néanmoins les petits pays qui se sont montrés, comme on a l'habitude de le voir sur les Championnats du Monde. Horacio Gallardo, coureur bolivien, ainsi que le chilien Patricio Almonacid sont en effet partis dès les premiers kilomètres et ont compté jusqu'à 15 minutes d'avance sur un peloton tranquillement emmené par les sélections favorites. La course allait légèrement s'accélérer à l'approche de l'entrée sur le circuit final de 24 km qu'il fallait parcourir à plusieurs reprises; en effet un groupe de 25 coureurs s'extirpait du peloton avec en son sein des coureurs de renom comme Carlos Sastre, Marzio Bruseghin, Jens Voigt, Kim Kirchen ou encore Roman Kreuziger. Côté français, Rémi pauriol faisait également partie du groupe. Après avoir repris Gallardo, puis Almonacid, ce groupe continuait de rouler à une allure soutenue et allait compter un peu plus de 5 minutes d'avance sur le peloton. Malgré la présence de Bruseghin à l'avant, l'équipe italienne se sentait tout de même piégée et se mit à accélérer pour revenir sur les hommes de tête. Sur les 12 km de montée irrégulière, la Squadra Azzurra plaçait en tête de peloton Vincenzo Nibali qui, avec l'aide des coureurs autrichiens, réduisait sensiblement l'écart. Devant, alors que la jonction semblait proche, le biélorusse Kuschynski et l'ukrainien Podgornyy attaquaient pour tenter de rejoindre seuls l'arrivée. Mais c'était un peu trop présomptueux de leur part et ils étaient repris, comme l'ensemble de leurs compagnons, à un peu moins de 60 km de la ligne d'arrivée. Alors que Nibali abandonnait après avoir effectué du bon travail, c'était au tour de l'équipe d'Espagne de prendre les choses en main et d'accélérer encore un peu plus le rythme dans la montée de l'avant-dernier tour. Carlos Sastre et Alberto Contador se relayaient parfaitement et le peloton se réduisait à vue d'oeil. On retrouvait parmi les coureurs lâchés, Stefan Schumacher, l'allemand qui vise avant tout la victoire sur l'épreuve du contre-la-montre. Au sommet, Sastre et Contador se laissaient décramponnés et on assistait à un petit moment de flottement. Le champion d'Autriche, Christian Pfannberger, en profitait pour sortir et creuser l'écart dans la descente. Même s'il allait compter jusqu'à 20 secondes d'avance, il perdait tout dès le début du dernier tour avec la côte à escalader pour la dernière fois de la journée. La victoire olympique allait se jouer entre une vingtaine d'hommes à 20 km de l'arrivée. Alors que Cadel Evans emmenait le groupe, Andy Schleck plaçait une attaque fulgurante et de nombreux coureurs furent incapable de le suivre. Le jeune luxembourgeois emmenait finalement avec lui Davide Rebellin, Alexandr Kolobnev, Samuel Sanchez et Michaël Rogers. En revanche, Alejandro Valverde et Paolo Bettini étaient pris au piège, tout comme Jérôme Pineau, dernier représentant français à l'avant. Sanchez tardait à prendre des relais, espérant que son leader, vainqueur de la Clasica San Sebastiàn la semaine dernière, parviendrait à revenir sur son groupe. Mais il n'en était rien. L'écart avait même tendance à augmenter, surtout après une nouvelle accélération de Schleck. Rebellin et Sanchez répondaient encore présent, au contraire de Rogers et Kolobnev, distancés. Le sommet franchi, les coureurs se lançaient dans la descente. Fabian Cancellara, très discret jusque là, allait alors réaliser un numéro dont lui seul a le secret. Le suisse, seul représentant de sa nation après le forfait d'Albasini, sortait à une folle allure du peloton et se lançait dans un contre-la-montre. Il ne mettait que quelques kilomètres pour combler l'écart avec Rogers et Kolobnev. Il prenait ensuite un énorme relais pour permettre à ce trio de revenir sur le trio Schleck-Rebellin-Sanchez. La jonction était effective peu après le passage sous la flamme rouge. Ils étaient donc six coureurs à se jouer le titre olympique dans la banlieue pékinoise. Les 700 derniers mètres s'effectuaient en légère montée. Alexandr Kolobnev lançait le sprint d'assez loin et le russe était ensuite facilement débordé par Davide Rebellin, puis par Samuel Sanchez. C'était finalement le coureur espagnol qui terminait le mieux son sprint pour s'adjuger le titre olympique et la médaille d'or qui va avec. Rebellin prenait la deuxième place devant Fabian Cancellara, dont la médaille de bronze récompensera son gros travail effectué en fin de course. Kolobnev était 4ème et donc au pied du podium. Andy Schleck franchissait la ligne d'arrivée en 5ème position tout en frappant de rage son guidon. Michael Rogers fermait la marche de ce groupe de tête avec la 6ème place.
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Favoris au départ, l'Espagne et l'Italie se sont donc adjugés les deux premières places de cette course olympique. Mais on se souviendra surtout de cette nouvelle victoire espagnole sur deux roues avec le succès de Samuel Sanchez. Co-leader avec Valverde, le coureur de l'équipe Euskaltel a su saisir sa chance lorsque Andy Schleck a porté l'attaque décisive. Il a ensuite réglé au sprint à l'arrivée ses derniers compagnons d'échappée. A 30 ans, Samuel Sanchez remporte sûrement son plus beau succès, puisqu'au niveau des courses d'un jour, il avait gagné uniquement le Grand Prix de Zurich, qui depuis a disparu du calendrier mondial. Ces deux dernières années, il s'était plus focalisé sur les courses par étapes, terminant troisième de la Vuelta 2007 et septième du Tour de France il y a deux semaines. Cette victoire reste avant tout celle de l'Espagne qui comptait 5 vainqueurs potentiels sur cette course avec Freire, Contador, Sastre et donc Valverde.
Au terme de 245 km de course, Samuel Sanchez a devancé l'italien Davide Rebellin. Le jour de ses 37 ans, le vétéran a encore montré de belles choses et a bien supplanter Paolo Bettini, en difficulté dans le final. En tête pendant le sprint final, il n'a rien pu faire lorsque Sanchez l'a débordé. Il permet tout de même à l'Italie de décrocher une médaille, même si la squadra dirigée par Franco Ballerini aurait préféré un autre métal...
La médaille de bronze revient à la formation helvétique et... son unique coureur, Fabian Cancellara. Auteur d'un final époustouflant où il a repris le groupe de poursuivants, puis le groupe de tête, le vainqueur de Milan - San Remo ne pouvait bien sûr pas rivaliser au sprint face à Sanchez ou Rebellin, mais a été récompensé de ses efforts avec une belle troisième place. Rappelons que l'énorme objectif du suisse est l'épreuve chronométrée de mercredi. Double champion du monde du contre-la-montre, Fabian Cancellara espère remporter son premier titre olympique. Un énorme duel s'annonce avec l'allemand Stefan Schumacher.
Souvent placé, jamais gagnant, tel est le slogan qui pourrait annoncer Alexandr Kolobnev. Deuxième des Mondiaux l'an dernier derrière Bettini et deuxième la semaine passée de la Clasica San Sebastiàn, le coureur russe termine une nouvelle fois à la plus mauvaise place, la 4ème en l'occurence, puisqu'il est le premier coureur non médaillé. Si Kolobnev n'a pas montré son mécontentement une fois la ligne d'arrivée franchie, ce n'est pas le cas de son coéquipier à la CSC, Andy Schleck, qui a tapé son guidon. Le jeune luxembourgeois, qui a dynamité le peloton dans la dernière ascension, méritait à coup sûr une médaille. Celle-ci lui tendait les bras puisqu'il n'y avait que trois coureurs en tête à un peu plus d'un kilomètre de l'arrivée. Finalement, Fabian Cancellara aura fait capoté ce rêve. Le suisse, qui travaille beaucoup pour Schleck sur les courses par étapes, n'a pour une fois pas été d'une grande aide pour celui qui est son leader le reste de l'année. Il faut d'ailleurs signaler que la formation de Bjarne Riis place trois coureurs dans les cinq premiers, ce qui démontre une fois de plus sa supériorité, même si aucun d'entre eux n'a remporté la course. Enfin, en ce qui concerne le groupe de tête, Michaël Rogers, prend la sixième place, après avoir profité du travail de Cadel Evans dans la dernière montée. L'australien, absent du dernier Tour de France, semble avoir retrouvé des jambes.
Le reste du groupe est arrivé avec au minimum 12 secondes de retard. Le revenant colombien Santiago Botero a pris la 7ème place, devant le belge Mario Aerts (8ème), le canadien Michaël Barry (9ème) et le néerlandais Robert Gesink (10ème). Grands favoris au départ, Alejandro Valverde et Paolo Bettini terminent respectivement 13ème à 22 secondes et 18ème 35 secondes. Le premier français est comme prévu Jérôme Pineau. Le futur équipier de Bettini prend la 14ème place, à 22 secondes de Samuel Sanchez.
Classement de la Course en ligne Olympique 2008:1) Samuel Sanchez (Espagne/Euskaltel) en 6h 23min49
2) Davide Rebellin (Italie/Gerolsteiner) à 0min00
3) Fabian Cancellara (Suisse/CSC) à 0min00
4) Alexandr Kolobnev (Russie/CSC) à 0min00
5) Andy Schleck (Luxembourg/CSC) à 0min00
6) Michaël Rogers (Australie/Columbia) à 0min00
7) Santiago Botero (Colombie/Rock Racing) à 0min12
8) Mario Aerts (Belgique/Silence-Lotto) à 0min12
9) Michaël Barry (Canada/Columbia) à 0min16
10) Robert Gesink (Pays-Bas/Rabobank) à 0min18
11) Levi Leipheimer (États-Unis/Astana) à 0min20
12) Chris Sorensen (Danemark/CSC) à 0min22
13) Alejandro Valverde (Espagne/Caisse d'Epargne) à 0min22
14)
Jérôme Pineau (FRANCE/Bouygues Télécom) à 0min22
15) Cadel Evans (Australie/Silence-Lotto) à 0min22
16) Przemyslaw Niemec (Pologne/Miche) à 0min22
17) Christian Vandevelde (États-Unis/Garmin) à 0min30
18) Paolo Bettini (Italie/Quickstep) à 0min35
19) Vladimir Karpets (Russie/Caisse d'Epargne) à 1min10
20) Murilo Fischer (Brésil/Liquigas) à 2min28
Samuel Sanchez succède au palmarès à Paolo Bettini, vainqueur à Athènes en 2004 devant Sergio Paulinho et Axel Merckx. Rappelons qu'en l'an 2000, à Sydney, Jan Ullrich s'était imposé devant Alexandre Vinokourov et Andreas Klöden. C'est également la première fois qu'un espagnol gagne le titre olympique sur la course en ligne...
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Classement de la Course en ligne Olympique Dames 2008:1) Nicole Cooke (Grande-Bretagne) en 3h 32min24
2) Emma Johansson (Suède) à 0min00
3) Tatiana Guderzo (Italie) à 0min00
4) Christiane Soeder (Autriche) à 0min06
5) Linda Melanie Villumsen Serup (Danemark) à 0min09
6) Marianne Vos (Pays-Bas) à 0min21
7) Priska Doppmann (Suisse) à 0min21
8) Paulina Brzezna (Pologne) à 0min21
9) Edita Pucinskaite (Lituanie) à 0min21
10) Zulfiya Zabirova (Kazakhstan) à 0min21
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13)
Christel Ferrier Bruneau (FRANCE) à 0min21
14)
Maryline Salvetat (FRANCE) à 0min21
24)
Jeanni Longo-Ciprelli (FRANCE) à 0min33